Une alliance transcontinentale pour la mobilité du futur
Le géant américain du covoiturage Uber et le constructeur chinois de véhicules autonomes Pony.ai ont officialisé leur intention de lancer un service de robotaxis dans la capitale britannique. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un partenariat élargi, qui vise à introduire des voitures sans conducteur sur les routes européennes. Les deux sociétés ont annoncé que les premiers essais du modèle Gen‑7 de Pony.ai débuteront à Londres d’ici quelques semaines, marquant ainsi une étape décisive pour la conduite autonome hors d’Asie.
Des ambitions mondiales soutenues par une stratégie de collaborations multiples
Depuis plusieurs années, Uber mise sur une stratégie d’alliance avec plus de trente acteurs du secteur des véhicules autonomes. En plus de Pony.ai, l’entreprise a conclu des accords avec des start‑ups locales comme Wayve, ainsi qu’avec des géants technologiques tels que Baidu et WeRide à Dubaï. Cette approche multi‑partenaires permet à Uber de diversifier ses sources de technologie tout en accélérant le déploiement de services sans chauffeur dans différentes régions.
Le modèle de coopération déjà testé à Zagreb
Le premier projet européen de la joint‑venture a été lancé à Zagreb, en Croatie, où Pony.ai fournit le système de conduite autonome et le véhicule Arcfox Alpha T5, développé avec le constructeur chinois BAIC. La flotte est gérée par Verne, une start‑up fondée par le créateur de Rimac, tandis qu’Uber assure l’accès à sa plateforme de mise en relation entre conducteurs et passagers. Le succès de ce modèle a encouragé les deux partenaires à reproduire la même formule à Londres, bien que les détails concernant la propriété et l’exploitation de la flotte restent confidentiels.
Wayve, un autre acteur clé du projet londonien
Parallèlement à Pony.ai, Uber a investi massivement dans Wayve, une société britannique spécialisée dans la conduite autonome. En février 2026, Wayve a levé 1,2 milliard de dollars, avec le soutien de Microsoft, Nvidia et d’Uber lui-même. Uber a promis un financement supplémentaire de 300 millions de dollars, conditionné à la mise en service de robotaxis à Londres. Cette double collaboration montre la volonté d’Uber de ne pas dépendre d’un seul fournisseur technologique, mais de créer un écosystème robuste capable de répondre aux exigences réglementaires et opérationnelles de chaque marché.
Perspectives et défis pour le service londonien
Le lancement à Londres représente un test crucial, tant sur le plan technique que réglementaire. La ville, réputée pour son cadre législatif strict en matière de mobilité, devra accorder les autorisations nécessaires pour que les véhicules autonomes circulent en toute sécurité. De plus, l’acceptation du public reste un facteur déterminant : les usagers devront être convaincus que les robotaxis offrent une expérience fiable, confortable et économique.
Si les essais se déroulent avec succès, Uber prévoit d’étendre son offre à quinze villes d’ici la fin 2026, réparties équitablement entre les États‑Unis et l’international. Cette expansion ambitieuse pourrait transformer le paysage du transport urbain, en réduisant la dépendance aux conducteurs humains et en optimisant l’efficacité des trajets.
En résumé, le partenariat entre Uber et Pony.ai, renforcé par la participation de Wayve, illustre la dynamique actuelle du secteur de la mobilité autonome. Londres pourrait devenir le théâtre d’une première européenne majeure, ouvrant la voie à une adoption plus large de la technologie sans conducteur à travers le continent.
Source: https://techcrunch.com/2026/10/08/uber-and-chinas-pony-ai-plan-to-launch-robotaxis-in-london/