Starship Flight 14 : la première mise en orbite réelle

Ce 28 septembre, la fenêtre de lancement s’est ouverte pour le vol d’essai 14 de Starship, la fusée la plus imposante jamais construite par SpaceX. D’une hauteur de 124 mètres, elle combine le booster Super Heavy (Booster 21) et le vaisseau orbital (Ship 41). Contrairement aux précédents essais suborbitaux d’une durée d’une heure, cette mission doit durer près de dix heures, avec six passages autour de la Terre avant la rentrée atmosphérique.

À bord, trois satellites Starlink V3 équipés de caméras haute résolution enregistrent la résistance des tuiles thermiques lors de la ré‑entrée. Le splash‑down prévu dans l’océan Pacifique, à l’ouest du Chili, se fera sans récupération du booster ni du vaisseau, l’objectif étant uniquement de démontrer la capacité orbitale.

Les enjeux technologiques

Les images en direct permettront d’évaluer la performance du bouclier thermique, un élément crucial pour les futures missions habitées. Si le vol se solde par un succès, SpaceX pourra envisager de remplacer progressivement la Crew Dragon par Starship pour le transport vers la Station spatiale internationale.

Starliner : deux ans après l’échec de la mission habitée

Dans le même temps, la NASA et Boeing ont tenu une conférence de presse pour faire le point sur le vaisseau Starliner, qui n’a pas décollé depuis le retour non habité de 2024. Les problèmes persistants des moteurs ont conduit la NASA à classer le vol de 2024 comme un incident de type A, la catégorie la plus sévère.

Cette situation revêt une importance stratégique, car la décision de SpaceX de retirer la Crew Dragon du service rend Starliner indispensable pour le transport américain vers l’ISS. Les ingénieurs travaillent à corriger les défauts des propulseurs afin de préparer un nouveau vol d’essai dès que possible.

PRIMA : la nouvelle mission infrarouge de la NASA

Parmi les annonces majeures, la NASA a choisi la mission PRIMA (Probe far‑Infrared Mission for Astrophysics) comme première exploration de la nouvelle classe Probe Explorers. Le télescope, doté d’un miroir de 1,8 mètre, sera lancé en 2033 et passera cinq ans à scruter l’univers en lumière lointaine infrarouge.

Le projet bénéficie d’une participation néerlandaise importante : le SRON et l’Université de Delft développent des détecteurs à induction cinétique (KID), capables d’être 100 fois plus sensibles que ceux de la mission Herschel. Le miroir sera refroidi à 4,5 K, soit –268,5 °C, afin d’éliminer toute émission thermique qui pourrait masquer les signaux faibles provenant du cosmos.

Cosmic Latte et le problème d’ozone

Le même jour, l’Astronomy Picture of the Day de la NASA a présenté « Cosmic Latte », la teinte moyenne du ciel intergalactique, obtenue en moyennant la lumière de 200 000 galaxies. Cette couleur, un beige rosé, rappelle que l’univers possède une teinte subtile, loin du noir absolu.

En parallèle, les scientifiques ont alerté sur une hausse inattendue des concentrations d’ozone dans la haute atmosphère, un phénomène qui pourrait influencer les observations infrarouges et nécessiter des ajustements dans les modèles climatiques.

Ces développements illustrent la dynamique intense du secteur spatial, où chaque lancement, chaque mise à jour et chaque sélection de mission façonne l’avenir de l’exploration.

Source: https://scientias.nl/ruimtevaartupdate-28-09-2026/

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