L’intelligence artificielle au service du code de la vie

Dans le dernier épisode du podcast Scientias, Diederik Jekel et Krijn Soeteman explorent les frontières entre biologie et informatique. Ils évoquent le projet « EvO 2 », un modèle de langage conçu pour lire, interpréter et même réécrire le génome complet des organismes vivants. En s’appuyant sur les avancées récentes des IA génératives, les chercheurs montrent comment le langage, habituellement réservé à la communication humaine, devient un outil d’écriture pour le matériel génétique.

Modèles de langage appliqués à l’ADN

Les modèles de langage, entraînés sur d’immenses corpus textuels, sont capables de capturer les probabilités de séquences de mots. Transposés au domaine de la génétique, ils traitent chaque nucléotide comme un « mot » et chaque région du génome comme une phrase. Ainsi, l’IA peut prédire des mutations, suggérer des séquences optimisées pour des enzymes, voire anticiper des structures protéiques émergentes. Cette analogie entre texte et ADN ouvre la porte à une écriture automatisée du vivant, où les chercheurs deviennent des rédacteurs du code biologique.

Du calculateur à la puce : l’aventure du transistor

Le duo poursuit son voyage dans le temps en retraçant l’émergence du composant qui a révolutionné l’électronique : le transistor. Avant l’avènement des semi‑conducteurs, les premiers ordinateurs reposaient sur des relais mécaniques et des tubes à vide, des systèmes volumineux et énergivores. L’invention du transistor, petite pièce de silicium capable d’amplifier et de commuter le courant, a permis la miniaturisation et la fiabilité des machines électroniques.

L’épopée du semi‑conducteur

En plongeant dans les archives scientifiques, les animateurs détaillent les étapes clés qui ont conduit à la fabrication du premier transistor en 1947, puis à la commercialisation massive des puces dans les années 1960. Ils illustrent ce récit avec des vidéos d’anciens relais, de premiers ordinateurs « relais‑computer » et de démonstrations de puces modernes, montrant comment la combinaison d’innovations matérielles et de logiciels alimentés par l’IA crée aujourd’hui des systèmes capables d’interpréter le langage de la vie.

Pour les auditeurs désireux de compléter le tableau, les épisodes précédents (58 et 59) restent accessibles via les liens fournis. Ils offrent un panorama complet, du calcul gravitationnel à la rencontre entre Kamerlingh‑Onnes et la naissance de l’ordinateur.

Source: https://scientias.nl/ai-en-de-taal-van-het-leven-en-hoe-maak-je-een-computers-deel-3-scientias-podcast-61/

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